Multiple, multiple.

Presque une suite du précédent billet (sur le temps et l’ondulation)

La mécanique quantique nous affirme, même si ce n’est pas frontalement, comme pourrait le faire un alchimiste, un partisan de l’hermétisme (la pensée) que la réalité est multiple.

C’est clair : les particules ne sont pas figées précisément dans un espace donné mais occupent plusieurs positions. On dit de leur nature qu’elle est ondulatoire. C’est donc le « flou quantique » que tous les physiciens, à l’époque de la découverte de la non-position des particules, de leur non-fixité considéraient comme intrinsèque aux seules particules et disparaissait au niveau (macroscopique) de la réalité observable sans appareil.

Le chat de Schrödinger (1935), la fameuse expérience de pensée (cliquer ici et revenir par flèche de retour du navigateur) allait bouleverser la donne, en démontrant qu’un système quantique peut engendrer à un niveau macroscopique des situations, en apparence absurdes, où un chat est à la fois mort et vivant. Si l’animal du départ est décrit par une onde, alors on se retrouve à l’arrivée avec une « superposition » de deux ondes : l’une décrivant le chat vivant et l’autre le chat mort. Le formalisme mathématique de la physique quantique impliquait donc bien une réalité multiple.

Tous les physiciens s’accordent désormais à le dire.

Pourquoi ce billet en forme de mauvaise vulgarisation de la physique quantique ?

Il part d’un étonnement;

Imaginez que l’on découvre que le cercle est carré.

Le monde s’arrêterait de penser à autre chose, y compris sur BFM TV. Même le Covid 19 passerait au second plan.

Alors, l’on ne comprend pas : on sait qu’il existe des mondes multiples qui coexistent et bougent ensemble.

Et on ne s’arrête pas la-dessus ?

C’est assez fou. Les hommes ont besoin de linéarité finie. Comme disent les cabalistes, nul ne peut concevoir l’infini (sauf l’infini lui-même qui pourrait s’interroger sur cause infinie de lui-même…

L’on ne peut donc concevoir des mondes multiples, une réalité multiple. Pourtant facile à imaginer. C’est même évident. Il suffit de se dire que si l’on passe d’un point dans l’espace à un autre point (du canapé au frigidaire) on occupe deux espaces successivement, mais uniques dans la pensée du « chez moi ».

Oui la réalité est multiple. Et nous sommes partout. C’est très simple.

Il n’est nul besoin de magie, d’alchimie, d’hermétisme (Hermès).

Il faut en faire quelque chose dans notre pensée quotidienne.

Imaginez que votre réalité multiple (non paranoïaque évidemment, mais le monde). Vos « expériences de pensée » se multiplient à la mesure de la multiplicité du réel.

On rêve nulle part et partout, vient de me souffler une amie…