Animaux aux assises

Pangolin


Moutons piétineurs ou truies assassines, de l’art de trouver des boucs émissaires : les procès d’animaux

On colle ci-dessous une introduction à un enteretien avec Eric Baratay sur France Culture, qu’on a écouté

C’était à la mode, une chronique des usages oubliés |Cochons meurtriers ou limaces ravageuses de cultures, au Moyen Âge, on mettait les animaux en procès pour mieux contrôler la cohabitation homme-animal et trouver des boucs émissaires. Comme nous l’explique Eric Baratay, la cohabitation avec les animaux a toujours nécessité des réglementations et a toujours occasionné à intervalles réguliers des zoonoses, alors à quand un procès du pangolin et de la chauve souris?

Le sujet est intéressant dans cette intrusion assez énervante (pour ce qui me concerne) sur les fameux « droits des animaux' » et les pages içnutiles sur « spécisme et anti-spécisme ».

Non pas tant sur l’histoire de la relation homme/animal que, du point de vue biblique notamment, l’on est en droit de convoquer pour une vraie discussion. Mais sur ce qui n’a jamais été dit : si les animaux ont des droits et sont de la même espèce que les hommes, ils méritent donc, comme les hommes le procès. Je n’y avais jamais pensé. Pour une raison insidieuse : les prétendus faibles ont toujours tous les droits. Et rien d’autre.

C’est un joli thème de roman : le procès d’un serpent qui a tué, par son venin, un randonneur de Saint-Jacques, un ami d’enfance qui aimait les animaux. On n’ose commencer l’écriture. C’est Gary qui aurait pu conter.

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