Jour K, Chateaubriand

Un ami juif me téléphone, me dit ne pas bouger de sa chambre, en pleine lecture de je ne sais plus. Il suppose qu’en ce jour (K), je ne travaille pas, allez savoir pourquoi…

Et il me parle du peuple juif et d’Israël. C’est le jour, ajoute-t-il. Et il me demande si j’ai écrit sur cette terre et son peuple.

Je lui ai demandé d’attendre quelques minutes et je lui ai envoyé le texte de Chateaubriand.

Dans son « Itinéraire de Paris à Jérusalem » (1811), Chateaubriand écrit :

« Ce qu’il faisait il y a cinq mille ans, ce peuple le fait encore. Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion. Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute ; mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem ; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée, esclaves et étrangers dans leur propre pays : il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer. […] Les Perses, les Grecs, les Romains, ont disparu de la terre ; et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici. »

Mon ami m’a répondu sur WhatsApp, en jurant qu’il allait envoyer 10.000 exemplaires du texte à L’ONU, à L’UNESCO et partout.

Il exagère toujours cet ami.

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