rothko, le choc

En lisant le titre, le lecteur imagine le dithyrambe à l’endroit de l’artiste nommé. Non, c’est juste un choc lorsque, dans un fauteuil, ouvrant un très gros livre qu’on vient de m’offrir, mon admiration du peintre étant assez connue, je me suis pris à penser que je ne l’aimais pas autant qu’avant. Je n’écris pas que je ne l’aime plus. Juste pas autant qu’avant. Alors presque toute la nuit, je me suis posé la question de comprendre le motif de cette baisse de degré dans l’admiration. Je n’ai pas trouvé la réponse. Juste, peut-être – mais je n’en suis pas sûr – qu’il est trop facile d’aimer Rothko, dans cette posture temporelle, dans cet écart daté et previsible, constitutif de l’affirmation d’une culture. Relisez : je ne dis pas qu’il est trop facile de le critiquer, ce que je crois vraiment. C’était donc un choc que de découvrir ce qui précède.

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