Eduardo Viveiros De Castro, l’animisme des beaux quartiers

Pour les Indiens, quand un jaguar se voit dans le miroir, il voit un homme”

Dans le dernier numéro de Philomag, un entretien avec une prétendue “grande figure” de l’anthropologie, un “immenses penseur”. Celui qui considère que les indiens cannibales ont une vision du monde (“perspectiviste”) que nous devrions adopter pour sauver le monde de la catastrophe écologique…Bref le discours huilé des catastrophistes qui haïssent l’Occident et considèrent que les tribus amérindiennes sont les seuls humains sur terre à pouvoir être entendus. Type Descola, Pierre Clastres. On notera que le plus grand (Claude Levi-Strauss) ne se terrait pas dans cette posture qui caresse la haine de soi et le désastre du monde qui sonne comme un désastre de soi et de sa classe sociale. De la prétendue grande pensée qui m’énerve. Et pourtant, je crois respecter les penseurs que je préfère aux vendeurs de meubles en plastique. Mais quand l’exotisme et le catastrophisme, encore et toujours, dominent la pensée, je m’ennuie et ne crie même plus comme avant, lorsque je luttais contre l’intrusion exotique dans la pensée occidentale, du type grande sagesse chinoise ou hindoue. Une pensée désormais bien installée, y compris sur “Vente privée” pour les cours de méditation ou de développement de soi oriental, qui rejoint celle de la doxa occidentale sur Facebook et Twitter, celle du Marais écolobobo (un néologisme). Une pensée confuse et donc profuse, sur laquelle dégouline tout ce qui n’est pas l’Occident qui a pourtant inventé les droits de l’homme, la liberté a permis l’émancipation de beaucoup (dont moi).

Donc, j’offre l’entretien, dans son intégralité, sous format PDF, afin que mon lecteur se fasse une idée de la chose pensée (je peux me tromper), en gobant quelques perles du grand philosophe-anthropologue brésilien qui fait jouir les biobos (encore un néologisme). Il faut désormais que l’Occident, sans mettre toujours un genou à terre, même si son histoire n’est pas toujours glorieuse apprenne à dire ce qu’il a pu apporter au monde, sans complexes, ni repentance qui est une sorte cannibalisme de soi et vengeance exacerbée de l’autre, alors que le temps se découpe en passé, présent et futur. Chantal Delsol, je l’ai déjà écrit dans on dernier bouquin (“le crépuscule de l’universel”) s’y essaye. Mais elle ne peut avoir l’oreille de la “pensée-Marais” (un autre néologisme” pour signifier l’idéologie qui massacre les universaux, en accrochant dans le ciel les particularismes, lesquels ne devraient qu’être respectés, sans dominer le Tout. Donc, ci-dessous, l’entretien :

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