# DES JOURNÉES SANS HOUELLEBECQ
# DES JOURNÉES SANS HOUELLEBECQ
Samuel Fitoussi, celui qui, par son groupe « Balance ton Claude », a révélé une écriture par l’I.A dans le roman de Thélyson Orélien. accorde un entretien au Figaro Vox (propos recueillis par Eugénie Bastié).
Je vais réunir dans un autre billet, les contributions de tous, publiés principalement dans le Figaro et Le Point, pour la compréhension du sujet et sa perception par nos intellectuels, débat essentiel pour nos petits-enfants, à l’heure des futurs exposés sur l’émergence de l’I.A et les bouleversements qu’elle engendre..
En l’état, je retire de l’entretien la question et la réponse suivante
Quelle était votre motivation profonde ?
Ceux qui suivent mon travail savent que je redoute depuis des mois la fin de la civilisation de l’écrit. Noyés dans un océan de contenu artificiel de grande qualité, et soupçonnés de toute façon d’avoir copié-collé le travail d’une IA, les écrivains humains talentueux ne pourront plus se démarquer (pensez déjà à ceux qui ont fini deuxièmes du Prix Première Plume ou du Prix Méduse, récompensant des premiers romans, et attribués au livre d’Orélien). Des romans grandioses seront certes générés, mais souhaitera-t-on lire les mots d’un robot ? « Un livre qu’on aime, écrivait Houellebecq, c’est avant tout un livre dont on aime l’auteur, qu’on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées. ». Au cours d’une discussion sur ces sujets, un ami lecteur m’a fait part de ses soupçons concernant le livre d’Orélien. Nous avons fait les vérifications, et choisi de révéler la vérité.
Juste quelques observations rapides, polémiques certes, mais rapides :
1 – Je ne connais pas le « travail » de Samuel Fitoussi. Qui s’ancre, semble-t-il, dans “quelques mois”. Ça doit être dommage pour moi. Je viens de voir en ligne qu’il a écrit 2 ou 3 bouquins, que je n’ai pas lus. J’irai voir son style et sa « pensée”, ce qu’il nomme, assez infatué de sa personne, son « travail » qu’on peut « suivre ». A première vue, ce n’est pas celle de Claude Lévi-Strauss. Mais sait-on jamais ? Je livre ci-dessous ce que l’IA répond lorsque je pose la question suivante : « Samuel Fitoussi, un résumé de son travail d’essayiste »
REPONSE DE GEMINI :
Samuel Fitoussi est un essayiste, chroniqueur et auteur français, diplômé en économie de Cambridge et d’HEC Paris. Il s’est imposé comme une figure montante de la sphère intellectuelle conservatrice à travers ses tribunes, ses chroniques (notamment pour Le Figaro Vox), et ses essais engagés.
Son travail d’essayiste s’articule principalement autour de deux grands axes critiques : la déconstruction des idéologies contemporaines (comme le “wokisme”) et l’analyse sociologique des dérives intellectuelles.
1. La critique du “wokisme” et de l’industrie culturelle : Dans son ouvrage majeur, W. Fiction (paru aux éditions du Cherche Midi), Samuel Fitoussi étudie la pénétration de l’idéologie “woke” dans la pop culture, en particulier à travers les films et les séries occidentales. Thèse principale : Il définit le militantisme contemporain comme une croyance dogmatique selon laquelle l’Occident est intrinsèquement oppressif, raciste, misogyne et homophobe. Impact sur l’art : Selon lui, cette grille de lecture moralisatrice détruit la création cinématographique en substituant l’endoctrinement idéologique et la “droite technoslop” à la complexité esthétique et humaine. Opposition institutionnelle : Il se positionne régulièrement dans ses textes contre la discrimination positive et les politiques identitaires qu’il juge contre-productives.
2. L’analyse des erreurs des intellectuels : Dans un autre volet de son travail, illustré par son analyse intitulée Pourquoi les intellectuels se trompent, il s’interroge sur les raisons historiques et systémiques qui poussent des esprits brillants à soutenir des régimes ou des concepts oppressifs (du stalinisme aux dérives idéologiques modernes. Rationalité épistémique vs Rationalité sociale : Fitoussi explique que le cerveau humain n’a pas seulement évolué pour chercher la vérité absolue (épistémique), mais aussi pour maximiser l’intégration sociale. L’immunité des intellectuels : Il soutient que les intellectuels adoptent souvent des idées pour leur “valeur sociale” ou leur prestige moral. Contrairement à d’autres professions, ils ne subissent que rarement les conséquences concrètes et directes de leurs théories erronées, ce qui favorise les biais de confirmation.
3. Satire et rapport à la technologie : Parallèlement à ses essais théoriques, il utilise la fiction et la satire (notamment via son blog historique La Gazette de l’Étudiant ou des chroniques pour Le Point) pour tourner en dérision l’actualité politique et sociétale Son intérêt pour l’impact des technologies l’a également amené à écrire sur l’Intelligence Artificielle. En septembre 2026, son statut d’essayiste a basculé vers celui de lanceur d’alerte lorsqu’il a révélé sa participation au collectif « Balance ton Claude ». Ce groupe a déclenché une immense polémique dans le monde littéraire en démontrant, analyses à l’appui, qu’un roman phare de la rentrée littéraire (C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien) avait été massivement généré par une IA, illustrant concrètement ses craintes de voir la machine remplacer la création humaine.
Soit. Il serait idiot de juger sans avoir lu, même si son “travail” a un air assez connu, déja-dit, notamment par la brillante Eugénie Bastié, pionnère dans l’analyse des dérives du wokisme, qui recueille ses propos. Je le répète néanmoins : rien, sauf immense surprise, de bouleversant, si on en juge le “résumé” de Gemini. Je suis cependant certain qu’il doit avoir du talent et qu’il faudrait « suivre son travail », pour y déceler une immense pensée. Un éditeur n’édite pas du vent, comme on le sait.

2 – Là où je ne le « suis » pas, c’est dans sa relation à l’auteur et sa citation d’Houellebecq selon lequel « un livre qu’on aime, c’est avant tout un livre dont on aime l’auteur, qu’on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées ».
Je crois avoir tout lu de Houellebecq et, souvent contredit, j’ai vanté son talent et sa vision directe et imergée de l’époque, même si j’ai été surpris par sa joie, presque enfantine, de recevoir un Prix Goncourt. Je l’imaginais loin de ces honneurs. Mais je me trompe souvent.
Cependant, je peux affirmer que je n’ai aucunement envie de passer des journées avec lui. Comme d’ailleurs beaucoup de lecteurs de Céline le salaud, admiratif de son incroyable talent s’écrivain et qui, j’en suis certain, n’ont aucunement envie de passer des journées avec lui dans son jardin ou ailleurs.
3 – Enfin, s’agissant de la lecture d’un texte écrit par un robot, j’ai déjà écrit dans des billets ici, ce que j’en « pensais », qui n’est pas un “travail”, juste une opinion de celles qui se noient dans la doxa, sans, au demeurant, ajouter, en plaisantant évidemment, que je préférais l’écriture d’un robot à celle de Guillaume Musso.
Le texte qui précède n’a pas été écrit avec l’aide de l’I.A. Il n’est, d’ailleurs, nul besoin de le passer à la moulinette de « Pantagram », le logiciel qui révèle la patte de l’I.A, tant il est d’une simplicité et d’une platitude j’en conviens, assez désolantes.