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# LE PLAGIAT, C’EST AUTRE CHOSE

Dans notre billet d’hier (« Ça écrit »), nous tentions d’analyser le concept « d’écriture par IA »). Depuis, une nouvelle foudre, autrement configurée, s’abat sur Thélyson Orélien .

L’accusation d’écriture par IA se redouble de celle de PLAGIAT.De nombreux textes, publiés par ses soins avant la parution de son livre, auraient été plagiés. Détection facile sans logiciel. Juste une comparaison de deux textes.

Ainsi, en 2013, alors «rédacteur pigiste de Montréal» au quotidien La Presse, il publie un texte, sur son blog Mediapart, au sujet des héros, qui «proviennent de secteurs divers, généralement le cinéma et le monde du sport» et l’efficience de leur célébrité. Ce texte serait le plagiat de celui publié par l’avocat Andreas Bautista dans le journal philippin The Philippine Star.

Comparaisons :

Thélyson Orélien écrit ainsi : «Tiger Woods, Lance Armstrong et Oscar Pistorius. Ce sont des athlètes qui ont tous rompu toutes sortes d’obstacles, pour ensuite éclater en morceaux aux yeux de leurs fanatiques».

Le texte plagié est le suivant, : «Tiger Woods, Lance Armstrong, Oscar Pistorius. They all broke all kinds of barriers. They later on broke their fans hearts.» .

Plagiats de Milan Kundera et Alvin Toffler

Autre exemple. En 2012, il écrit sur la littérature caribéenne, son centre littéraire. Il reprend d’un texte de l’Encyclopædia Britannica, signé du poète et professeur d’histoire Edward Kamau Brathwaite. Mêmes expressions, les mêmes phrases, mais aussi les mêmes énumérations d’auteurs, dans le même ordre.

Dans «Le cas Surprenant», un texte paru la même année sur La Presse, au sujet des pots-de-vin présumés reçus par l’ex-ingénieur de la ville de Montréal, il s’inspire largement de Milan Kundera, et L’Insoutenable légèreté de l’être, comme l’a repéré sur la plateforme Substack l’auteur Nicolas Casaux, lequel a listé une quinzaine d’inspirations ou plagiats signés Orélien.

Kundera écrit en 1984 : «Par des criminels, mais par des enthousiastes convaincus d’avoir découvert l’unique voie du paradis. (…) il deDans plusieurs articles, parus entre 2012 et 2014 sur Mondoblog, la plateforme de blogueurs de RFI, il s’inspire de nombreux passages du livre d’Alvin Toffler, Le Choc du futur, daté de 1970. Quand le célèbre futurologue projetait : «Derrière les taux de divorce et de séparation extrêmement élevés qui caractérisent les sociétés technologiquement avancées, c’est cette mutation des chances statistiques de l’amour que l’on retrouve. Plus le rythme du changement est rapide et plus longue est la vie, moins ces chances sont nombreuses»,

Thélyson Orélien affirmee être la cible de «nombreuses attaques racistes». Là, je peux être fâché avec lui que j’ai pourtant défendu hier, au nom du résultat qui est le plaisir du texte.

Fâché parce qu’on ne plagie pâs, on cite (comme moi, au risque de me voir accuser de violer le droit d’auteur que, pourtant, je suis le premier à défendre. Mais la citation est permise, avec ses guillements. Plagier, c’est tricher. Même dans nos temps modernes, il est courant de dire qu’on plagie puisqu’aussi bien, tous disent la même chose. Certains ne peuvent imaginer plagier ce qui constitue la pensée commune. On ne plagie pas la doxa.Reste, néanmoins, le style.

Fâché aussi contre Thélyson qui met sur le compte du racisme les attaques sur l’I,A. Ce n’est pas correct. C’est trop facile.

Cet auteur devrait converser avec l’I.A sur ce thème. J’ai donc, à sa place pris l’initiative en posant à un agent IA, la question suivante : les attaques contre Thélyson Orélien sont-elles racistes ?

Je « colle », sans commentaire, la réponse qui, au demeurant, révèle le fond « correct » de l’IA, apprise sur les terres de Silicon Vlley, dans leur « deep learning » (Dois-je citer en disant si c’est Gemini, ChatGpt, Claude, Perplexity, Vide, Copilot ?)

« La controverse a débuté en septembre 2026 lorsque le compte anonyme « Balance ton Claude » a accusé l’écrivain canado-haïtien d’avoir rédigé son roman C’était ça ou mourir à l’aide d’une intelligence artificielle, s’appuyant sur les résultats du logiciel de détection Pangram.

Les avis divergent fortement quant au caractère raciste de cette polémique :

1. Les arguments en faveur d’une motivation raciste ou discriminatoirLa position de l’auteur : Thélyson Orélien a fermement démenti l’usage de l’IA et a affirmé subir de « nombreuses attaques racistes » depuis son arrivée en France, menées par des personnes extérieures cherchant à lui nuire. Il évoque également un biais culturel du logiciel de détection, expliquant que son style, ancré dans les traditions littéraires haïtiennes et caribéennes (rythmes, répétitions), a pu être faussement interprété comme « artificiel » par un outil calibré sur le classicisme français.

Le soutien de figures littéraires : L’écrivain Marc Levy a pris la défense de l’auteur sur RTL, qualifiant directement le compte à l’origine des accusations de « compte de racistes ».

L’interrogation sur le timing : Philippe Claudel, président de l’Académie Goncourt, a appelé à la prudence et s’est interrogé sur le ciblage de l’auteur. Il a souligné que le profil de Thélyson Orélien (« noir, haïtien, canadien, francophone mais étranger ») représentait des sujets sensibles dans une période de tensions identitaires, n’excluant pas que cela ait pu déclencher l’attaque au moment où le livre est sélectionné pour les grands prix littéraires.

2. Les arguments centrés sur la question de l’intégrité littéraireUne alerte technique : Pour les initiateurs de la polémique et certains observateurs, les accusations reposent exclusivement sur des critères technologiques (le score de 100 % généré par l’outil Pangram). Ils soutiennent que la critique vise l’éthique de la création littéraire et l’honnêteté intellectuelle face à l’essor de l’IA, indépendamment de la couleur de peau de l’auteur.

Les antécédents soulevés : Les critiques et des enquêtes journalistiques ont également exhumé une ancienne controverse datant de 2012, où un texte soumis par l’auteur avait été identifié comme un plagiat, alimentant les doutes de ses détracteurs sur sa méthodologie de travail.

Ses éditeurs (Grasset en France et Boréal au Canada) ont publiquement condamné des propos malveillants et réitéré leur totale confiance envers l’auteur, tandis qu’une procédure est en cours pour prouver l’originalité manuscrite de l’œuvre. »

FIN DE L’ÉPISODE;