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# DÉTRESSE PASCALIENNE

C’est Paul Valéry qui le dit.

La détresse, concomitante d’une perte irrémédiable d’un prétendu soi, est incompatible avec l’écriture ordonnée et efficiente.

C’est à propos de Pascal, vilipendé également par Voltaire et Châteaubriand, coupable d’une tristesse folle qui l’aurait égaré de son intelligence première que Valery écrit que :

” Je ne puis m’empêcher de penser qu’il y a du système et du travail dans cette attitude parfaitement triste et dans cet absolu de dégoût. Une phrase bien accordée exclut la renonciation totale. Une détresse qui écrit bien n’est pas si achevée qu’elle n’ait sauvé du naufrage quelque liberté de l’esprit. » Variation sur une pensée. 1923.

On ne peut ainsi prétendre qu’une immense tristesse empêcherait de finir un roman, un essai.

Il faut ajouter que la tristesse n’est qu’une joie en attente. Le blues est également bleu.