LA FÉE ÉLECTORALE

On ne peut nier que Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote, par le biais, majoritairement, d’un discours musclé sur l’immigration et l’identité française.
On admet, par ailleurs, malgré l’interdiction des sondages se référant à une origine ethnique ou religieuse, que sans les voix des “français issus de l’immigration” (une locution objective devenu récemment “raciste”), Jean-Luc Mélenchon, ne serait pas au second tour. Ce qui, au demeurant, ne constitue pas un problème.
Dès lors, c’est bien l’immigration qui est centrale, soit dans le champ idéologique, pour supporter MLP, soit dans celui du vote, pour amener JLM au second tour (sans même aborder le pourcentage de ses électeurs qui votent Mélenchon pour s’opposer au discours national de MLP).
L’immigration est donc bien le point nodal de l’élection. Dans les deux camps, il génère le futur. Ce n’ est qu’un constat, et, toujours pas, un problème.
Cette convergence entre l’idéologie et la mathématique est, en réalité, dans la mouvance de l’existence des”camps” assez normale.
Mais certains, doués d’un esprit de synthèse aiguisé, vont même jusqu’à dire que c’est Gaza qui configure l’élection française, Mélenchon étant “amené” au second tour par les “palestinistes” (néologisme lu quelque part qui n’a rien de péjoratif) notoirement majoritaires sinon totalitaires chez les “français issus de l’immigration”.
D’autres, encore plus précis dans l’analyse synthétique, clament que Rima Hassan est la fée de Mélenchon pour le second tour. Soit.