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# FROGS ?

EXTRAIT ARTICLE LE FIGARO 13/10. PAR J. P ROBIN : TITRE “LA FRANCE A PERDU SON PRIVILÈGE EXORBITANT DE FILLE AINÉE DE LA ZONE EURO.” L’article fait état d’une France “bonnet d’âne en matière de dette, de taux d’intérêt, risée des marchés qui l’abandonnent. On a un peu honte. Belle France.

“Désormais ce sont les Français qui sont la risée des traders anglo-américains. Notre surnom traditionnel de « frogs » (« grenouilles » en anglais) par les sujets de la perfide Albion se moquant de notre appétit pour les batraciens, est détourné en l’acronyme infamant de « Frogs », pour « French Oversized Government and Social Secrurity », « État et Sécurité sociale français surdimensionnés », dans la langue de Molière”. J. P ROBIN, LE FIGARO 14/10.

L’article précise encore que : “La dégradation est rapide, considérable et lourde de conséquences. Comme le rappelait le week-end dernier David Amiel, le ministre des Comptes publics, 1 % de taux d’intérêt supplémentaire représente à terme une charge de 36 milliards d’euros en plus. Le calcul est simple : alors que la dette publique atteint un en-cours 3 595,5 milliards d’euros et que sa durée moyenne est de huit ans et demi, au bout de ce laps de temps la charge des emprunts s’alourdit de 36 milliards chaque fois que les taux montent de 1 %. Les conséquences sont également terribles pour les ménages, dont les crédits immobiliers sont de facto peu ou prou indexés sur les conditions d’emprunt de l’État.

Et que : La France détient désormais le bonnet d’âne de la zone euro et ses taux sur les titres d’État à 10 ans dépassent ceux du Portugal (3,96 %), de l’Italie (4,57 %), de la Grèce (4,40 %) et de l’Espagne (4,09 %). Ces pays du « Club Med », comme les Allemands les avaient qualifiés avec condescendance à création de l’euro, avaient été traités par les marchés de « Pigs » (« porcs », en anglais) en 2011-2012. La crise des dettes souveraines des pays du Sud faisait alors craindre un éclatement de l’union monétaire, la fin de l’euro.