# RADIO FRANCE, FRANCE INTER, QUESTION FISCALE

France Inter, radio du service public, dirigée par des syndicats de gauche, ont donc fait grève pour empêcher un journaliste qui n’est pas de leur clan (Charles Sapin, directeur adjoint de la revue de droite « Valeurs Actuelles »), de tenir une chronique hebdomadaie,de queques minutes, dans le cadre du pluralisme exigé par l’ARCOM, institutiuon de contrôle des médias titulaires d’une fréquence audio ou vidéo qui n’avait pas renouvelé sa fréquence à C8 et qui avait enjoint à France Inter de diversifier son espace, exclusivement de gauche.
Après une vaine résistance, la direction a cédé et les syndicats ont donc obtenu que la chronbique de Chaeres Sapin soit annulée (cancelled).
Certains écrivent que France Inter a donc été « privatisée » par les syndicats.
Ceete affaire est assez grave. Je ne connais pas Charles Sapin, je ne lis pas Valeurs Actuelles.
Je sais, simplement que mes impôts servent à alimenter le budget de cette station qu’on peut nommer de « stalinienne » sans subir le grief de l’outrecuidance ou de l’exagération.
Je souhaiterais simplement savoir quelle est la part de mes impôts consacrée au budget de la station. Il doit s’agir de quelques dizaines d’euros, peut-être moins.
Je la déduirai du paiement de mes impôts. Le fisc pourra me poursuivre. Et je soumettrai mon refus aux autrorités compétentes.
Je colle un article du Figaro (désolé pour le colllage mais il est parfait dans sa relation des faits.
Par Stéphane Azihari
Publié le 19/09/2026 à 20h5
CHRONIQUE – La suppression par la direction de l’édito du directeur adjoint de Valeurs actuelles met en lumière son incapacité à imposer à ses propres employés le respect des obligations légales qui s’imposent à un service public. Ce dernier est censé appartenir à tous et non aux seuls sympathisants d’une gauche minoritaire.
«Je suis contre le paradigme du débat, contre le paradigme de la discussion », assénait le sociologue Geoffroy de Lagasnerie sur les ondes de France Inter le 30 septembre 2020. Heureuse coïncidence que la station financée par le contribuable n’ait jamais, depuis lors, cédé à la tentation de la censure. France Inter est en effet d’un pluralisme suffisamment généreux pour avoir accueilli sur ses antennes un intervenant adepte d’une lecture complotiste des attentats du 11 septembre et prompt à désigner le Hamas comme un « mouvement de libération » (Rami Abou Jamous), une humoriste appelant à la lutte armée en cas de victoire de Marine le Pen (Mahaut Drama), un comédien diffusant des contenus à coloration salafiste (Merwan Benlazar). Sa ligne rouge, il aura fallu aller la chercher dans l’octroi d’un éditorial dominical de cent cinquante secondes à Charles Sapin, journaliste passé par L’Opinion, Le Parisien et Le Figaro avant de prendre la direction adjointe de la rédaction de Valeurs Actuelles.
Trois semaines plus tôt pourtant, la direction de France Inter avait semblé tenir bon face aux grévistes qui refusaient la concession de 0,025 % du temps d’antenne. Le directeur éditorial de la station, Vincent Meslet, avait alors lancé aux apprentis censeurs un avertissement aussi lucide que solennel : « Voici pourquoi nous ne pouvons pas céder, même à vous », soulignant le terrible symbole que constituerait un service public « qui retire une voix avant même qu’elle ait parlé, au nom d’une intention qu’on lui prête ». Cette résolution aura été de courte durée. Quelques jours de grève, une poignée d’assemblées générales et une pétition de personnalités lancée depuis l’intérieur même de la maison auront suffi à faire plier une direction pusillanime, incapable d’imposer à ses propres employés le respect des obligations légales qui s’imposent à un service public censé appartenir à tous et non aux seuls sympathisants d’une gauche minoritaire.
Le pire étant que cette comédie survient quelques mois à peine après la publication du rapport Alloncle, fruit d’une commission d’enquête parlementaire déclenchée précisément parce que l’affaire Legrand-Cohen avait ravivé les soupçons de partialité qui pèsent depuis longtemps sur l’audiovisuel public. Alors que les données de l’Arcom comme des rapports privés établissent une sous-représentation structurelle des courants de droite dans le traitement de l’actualité, la capitulation de France Inter devant ses syndicats entérine de fait la privatisation des ondes publiques au profit d’une minorité de syndicats bruyants, qui sont à la Résistance ce que le Mur de Berlin fut à l’antifascisme.
Spectaculaire mise en abyme de tous les griefs formulés à l’endroit d’une station qui s’enfonce dans la version la plus caricaturale de l’entre-soi.
Sans doute les syndicats de Radio France ne mesurent-ils pas à quel point ils scient, méthodiquement, la branche sur laquelle ils sont assis. À défaut de conviction pluraliste ou d’attachement à la liberté d’expression, la simple habileté politique aurait dû les conduire à tirer les conséquences de la progression continue des droites dans l’opinion, à consentir au partage de l’espace médiatique, de façon à persuader leurs adversaires politiques que le service public audiovisuel mérite d’être préservé précisément parce qu’il est transpartisan et contradictoire, à défaut de pouvoir jamais être réellement neutre. Il n’en sera rien.
La confiscation persistante de deniers publics au profit d’une cause partisane, excluant une fraction toujours plus large de l’opinion, finira par se retourner contre les partisans de la pensée unique : qui sème le sectarisme récoltera, inéluctablement, la privatisation.