# TÉLÉRAMA, LA HAINE. ET L’INCOMPÉTENCE

L’énergie que déploie Télérama pour détruire la France et bénir une “nouvelle France” wokiste blanche ou racisée (peu importe, tout étant équivalent pour se planter dans la haine) est absolument sans bornes.
Les articles de Télérama sont caricaturaux. Il doit exister dans la firme un concours du meilleur rédacteur de hargne ou d’outrance rédactionnelle. C’est la ligne éditoriale de la revue, qui enlace salement, par réflexe adolescent, la gauche bien pensante ou l’extrême-gauche mal embouchée, emplie de simple méchanceté, pour parler comme une amie.
Tous y passent : les riches, les non-wokistes, les humoristes de droite, les réalisateurs non féministes, les critiques de Adèle Haenel, les indifférents aux BD, les critiques, salauds, de Annie Ernaux, les thuriféraires de Woody Allen ou Roman Polanski, les non-adhérents à Mee too, les adhérents ou sympathisants (salauds) du RN, les défenseurs (salauds ) d’Israël, les non-porteurs de keffieh dans les manifestations. Liste trop longue, j’arrête et je reviens à l’imbécillité de l’extrait que veux citer ci-dessous.
Commentant un documentaire sur LVMH et son dirigeant Bernard Arnault, (sur Arte le 29/09, le journaliste de Télérama (Samuel Gonthier, publié le 29 septembre) écrit, énervé, comme tous les journalistes de la revue, ce qui suit, citant la réalisatrice :
L’Empire LVMH n’en balaie pas moins les mythes flatteurs partout colportés. « Non, il n’est pas parti de rien, il a hérité de centaines de millions de francs », rappelle Jennifer Deschamps. « Non, il n’est pas le créateur de LVMH », complète son producteur. « Il donne du travail à des milliers de salariés ? Il en a besoin, ce n’est pas un cadeau », souligne la réalisatrice. Tous deux insistent sur son exploitation du système français pour construire son succès. « Ses employés sont formés par l’Éducation nationale, soignés grâce à la Sécu, ses camions roulent sur des routes publiques, détaille Jennifer Deschamps. LVMH bénéficie de l’environnement français, de sa politique fiscale, de ses subventions. Mais son pdg cherche toujours comment payer moins. » Aussi riche que radin, « il a connu une réussite phénoménale sans réaliser la moindre innovation », relève Antoine Boukobza. C’est ce prétendu miracle que L’Empire LVMH élucide“.
L’idiotie journalistique n’a jamais été aussi loin dans sa révélation. Si l’on suit Télérama, la réalisatrice du documentaire Jennifer Deschamps, son producteur Antoine Boukobza, les salariés de LVMH devraient :
- Emprunter exclusivement des routes et des sentiers privés appartenant au Groupe qui les emploie
- payer ses impôts entre les mains de LVMH, sans bénéficier de la redistribution fiscale d’un pays
- fréquenter des écoles non publiques, dont le fonctionnement financier et pédagogique serait assuré par LVMH
- se soigner dans des hôpitaux privés créés par le méchant LVMH.
Oser écrire que le patron de LVMH, lequel contribue à l’enrichissement industriel et fiscal de la France, profite des infrastructures dont une partie des taxes et impôts ont permis la constitution, est du ressort soit d’un délire psychotique,.le lendemain d’une beuverie, soit d’une incompétence notoire qui devrait interdire de laisser accroire que les réalisatrices, confortés par les teleramistes ont une parole d’économiste avérée.
J’ai donc relu ce passage, persuadé que j’avais mal lu. Mais non.