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Houllebecq, le retour en vers, à l’envers.

Michel Houellebecq était de retour en mars 2026, date de parution de son dernier ouvrage. On n’en a pas vraiment entendu parler.

Pourtant un nouveau livre de Houellebecq, ce n’est pas rien et c’est bien ainsi . On peut penser ce qu’on veut de lui, c’est un écrivain, un vrai, dans le siècle, qui ne fabrique pas de la prose pour de la prose.

On sait que je l’ai toujours défendu, Michel Houellebecq malgré toutes les critiques sur la prétendu pauvreté du style et la provocation assez mal ordonnée.

Si son dernier bouquin n’a pas envahi les conversations et les plateaux, c’est qu’il s’agit de poésie, un genre assez difficile à exister, lorsqu’il ne s’agit pas de Rimbaud ou d’Apollinaire, peut-être de De Nerval.

il est titré “COMBAT TOUJOURS PERDANT” (Editions Flammarion).

La poésie de Houellebecq est évidemment grise, sans illusion ni brin d’émotion. Cependant, elle peut mériter le détour, même pour ceux qui, comme moi, ne sont pas férus de poésie et sont fans d’une page remplie, sans blancs ni coupures, lignes justifiées qui racontent

On préfére, évidemment Houellebecq aux Levy et Musso.

On est, par ailleurs, assez certain que sa prose poétique n’a pas été écrite par l’IA, ta t c’est assez mal écrit. Ça serait pas mal une collaboration par “prompt” entre Houellebecq et un agent IA, orchestré par un bon critique littéraire. On aurait un excellent bouquin.

En attendant j’offre son poème qui a donné le titre de l’ouvrage. Je l’aime bien Houellebecq.

Combat toujours perdant
On comprend qu’il y a très peu d’issues possibles
Vraiment très peu, vraiment
Il n’y en a au fond qu’une, et des détails pénibles,
Combat toujours perdant.
 
On ne reverra plus ni les champs ni les plaines,
Les montagnes non plus
On ne connaîtra plus ni l’amour ni la haine,
Tout aura dispa
On ne demandera qu’une mort sans souffrance,
Une combinaison de différents produits
Pour vous aider un peu à traverser la nuit
Une combinaison de différentes substances,
Combat perdu d’avance.