# LE RIEN PHILIPPE

J’avoue, alors que je ne suis d’aucun parti, qu’aucune personne, dans l’écran gris des faces politiques en compétition, ne provoque dans mon esprit respect, admiration ou soutien, que je ne comprends pas cet engouement pour Édouard Philippe.
Cet homme n’est rien.
Il ne dit rien, il ne parle que de rien, ne représente que le rien.
Je ne peux même pas aborder une critique de sa politique, de ses positions, de ses errements, de ses avantages puisque sur lui, je n’ai rien à dire. Puisqu’on ne peut rien dire du rien. La question politique est une chose trop sérieuse pour être envahie par ce rien.
Que lui trouve-donc à ce Maire du Havre ? Son ancienne barbe et son blanchiment soudain, ses nouvelles lunettes, son pantalon taille basse ? Peut-être.
Ancien ministre d’Emmanuel Macron, participant, en avant -centre à la glorification de la dette, je ne sais s’il mérite la candidature.
Très mauvais orateur, sans mots adéquats, sans ferveur idéologique qui constitue le tribun, l’homme politique, que lui attribuer à son actif qui expliquerait sa position dans les sondages ? S’agit-il en portant aux nues le rien, d’éviter ce qu’il ne peut être : un engagement, un programme, une idéologie, une posture, un engagement moral ?
Tout se passe comme si la France constatant le rien dans le politique ne peut que voter pour le rien. En réalité pour rien.
PS. On apprend que Gérald Darmanin lui apporte son soutien. S’agit-il de profiter de l’incurie ou de la mollesse du rien pour obtenir un peu plus que le néant dans le futur politique, lequel néant s’apparente à l’effacement, ce qui n’est pas rien.