JOUISSANCE SUR LES PLATEAUX

Si vous voulez ne pas dormir, de crainte d’un futur apocalyptique, nucléaire à vrai dire, branchez -vous sur LCI et regardez Darius Rochebin et ses acolytes militaires spécialistes des armes de guerre, sourire, rire des derniers exploits ukrainiens dans l’attaque de l’économie de la Russie et, partant, de sa population.
Cette guerre d’Ukraine mérite-elle de déclencher une guerre nucléaire mondiale ? On n’en n’est pas certain, même si l’invasion d’un pays est intolérable.
Il est curieux de voir tout le monde médiatique et politique se réjouir de ce qui ne peut que la provoquer cette guerre, sans avoir honte de ces rires carnassiers qui surgissent, honteusement, sur un plateau, devant un grand magasin russe d’alimentation en gros, en feu après une bombe-drône ukrainienne.
Qui peut imaginer que Poutine, dans sa mégalomanie, dans un désir de vengeance, ne va pas s’énerver et taper, non d’un poing sur une table, mais d’une arme atomique sur une ville comme Kiev ? Et déclencher une guerre mondiale qui le delivrerait de sa défaite.
On rit, on rigole entre deux pauses publicitaires des prouesses du David contre Goliath jusqu’au jour où le monstre montrera ses dents qui sont aussi longues que l’arme nucléaire.
Il est temps pour l’Ukraine de nous faire éviter cette guerre. On peut avoir raison et ne pas aller au bout de la catastrophe.
Les bouts de terre russophones en Ukraine ne sont pas notre guerre, pourrait dire un français. Comme celle du Moyen-Orient que Macron disait qu’elle n’était pas notre guerre, alors qu’elle l’était assurément au regard de la volonté chiite d’imposer la charia dans l’univers et d’effacer de la terre un petit pays, grand comme 1/20 de l’Ukraine. Mais Macron tremble devant la banlieue.
Zelenski devient très dangereux, même s’il peut avoir raison de vouloir défendre un pays agressé. On peut être dangereux dans la raison. Il ferait mieux de penser à la paix avec ses concessions, cesser ces incartades et incursions dans le territoire russe qui sont autant de crimes de guerre au sens juridique du terme (impact sur la population), en n’imitant pas le loup schizoïde, en se consacrant, éventuellement, à la corruption en Ukraine, pays qui nous ruine et augmente notre dette.
Nul n’ose dire qu’il faut en finir. Par des concessions territoriales.
L’éthique contre l’envahisseur a beau jeu. Les plateaux devraient modérer leur envie adolescente de la destruction. Les journalistes de LFI, chaîne spécialiste de la future guerre nucléaire, doivent être, malgré leur âge avancé, des champions en jeux vidéos qu’ils confondent avec la réalité. Ou l’inverse si l’on veut.
Hiroshima, notre honte, Hiroshima non.