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# HORS-SERVICE (PUBLIC)

CHARLES SAPON JOURNALISTE VALEUS ACTUELLES

On apprend que l’unanimité des journalistes de Radio Frznce ont déposé un préavis de grève. Non, il ne s’agit pas de salaire mais d’une grève contre l’arrivée d’un autre journaliste .Les syndicats actent la grève pour demander le retrait du chroniqueur Charles Sapin.

Réunis en assemblée générale mercredi 2 septembre, les personnels avaient réclamé à leur direction la suppression de la chronique hebdomadaire sur France Inter du directeur adjoint de la rédaction du magazine d’extrême droite “Valeurs actuelles”.

La direction de Radio France s’était adressée aux salariés dans un courrier interne en indiquant que :

« Face au racisme, à l’antisémitisme, à l’islamophobie, à la haine, à la remise en cause des droits fondamentaux, au climatoscepticisme, il n’y aura aucune tolérance, pour Charles Sapin comme pour tous. Et si Valeurs actuelles devait retourner à ses démons, nous en tirerions les conséquences sans délai […] Et nous ne laisserons personne faire du service public un champ de bataille », assurait-elle. Une tentative de rassurer les équipes qui n’a pas suffi, la grève est maintenue.

On avoue notre stupéfaction. Je ne lis pas Valeurs Actuelles et je ne connais pas Charles Sapin, journaliste dans un journal d’extrême -droite (qui n’existe pas en France, si l’on se réfère aux critères qui la définissent).

Sauf erreur, je ne crois pas que ce journaliste clame sa haine d’un peuple à effacer du pays, milite contre les droits de l’homme, promet la peine de mort à qui ne le suivrait pas dans son intervention.

Mais surtout, comment peut-on laisser une ligne éditoriale entre les mains des ultra-gauches qui forment le bastion de Radio France dans laquelle se trouve, heureusement, la radio que le monde entier nous envie (France Culture) malheureusement désormais contaminée par les insoumis ou leurs complices. Qui transforment la culture et les idées en estrade de la pensée décoloniale ou wokiste, malgré le caractère désormais désuet de telle postures. Mais certaines émissions résistent.

Par ailleurs, toujours sauf erreur, la direction de Radio France a certainement décidé, à contrecoeur, de mettre en place cette chronique à la suite des critiques d’absence de diversité dans la ligne, ancrée à gauche et dans l’ultra gauche. Il est absolument nécessaire que cette radio alimentée par les deniers publics (nos impôts) donne la parole à tout l’échiquier politique, y compris les extrêmes, sauf lorsqu’ils prônent le meurtre (staliniens ou nazis). Valeurs actuelles n’est, certes pas, de gauche. Mais il ne s’agit pas de Rivarol ou d’un journal terroriste. Les politiques, y compris notre Président, lui accorde des entretiens. Cette grève est un scandale. Peut-on deDuire denses impôts, la part du denier public offert à ces terroristes de la pensée ? En réalité, à l’inverse de qu’énonce la direction de Radio France le service public doit, très exactement, être un « champ de bataille » dans lequel tous s’expriment. Et non un champ réservé aux amis, politiquement miscibles, des journalistes terroristes.

PS. Je répète que je ne suis d’aucun parti et ne défend aucune ligne politique, sauf celle, récurrente dans ces billets de l’identité française prônée à gauche ou à droite.

Je donne ci-dessous son dernier édito sur Radio France, dans un podcast où il intervient déjà sur France inter intitulé L’édito politique VSD » en date du 30/08.

présidentielle 2027 ?

On a tous les précédents en tête : Affaire DSK en 2012, Fillon en 2017, l’Ukraine en 2022. Pour 2027, un mur semble se dresser déjà devant les candidats : celui des 3500 milliards de dette et du dérapage incontrôlé des déficits. Que le prochain budget, n’a aucune chance de maîtriser.

Comment cela peut-il influer sur la campagne ?Cela pèse déjà. Ce n’est pas un hasard si Gabriel Attal n’a pas repris cette semaine, devant le Medef, ce qui était sa grande promesse de l’été : son « choc des salaires », visant à rapprocher le net du brut, grâce à une baisse massive des cotisations.

Pourquoi ? L’envol en cette rentrée des taux auxquels emprunte la France, au-dessus des 4 %. Rendant ce qui paraissait encore imaginable en juillet, en septembre beaucoup plus compliqué

Les candidats font face a un choix : regarder la réalité financière et assumer de sévères économies, au risque d’effrayer les électeurs ; ou faire comme si de rien n’était et vendre encore des promesses à crédit.

Mélenchon a choisi : une dette ? Quelle dette ? Jetons-la au feu ou congelons les remboursements dus à la BCE. Cascade à ne surtout pas imiter chez vous avec votre prêt immobilier ou à la consommation…

Bruno Retailleau prend l’option inverse : 300 000 fonctionnaires en moins, aides sociales plafonnées, assurance chômage durcie. Mais plus que la dette, c’est sa dynamique qu’il arrive surtout à endiguer.

Marine Le Pen trône, elle, entre les deux. D’une main, elle se convertit à la règle des 3 % de déficit et promet 125 milliards d’économies en cinq ans. Sans les détailler, bien sûr. De l’autre, elle s’accroche à une réforme des retraites évaluée à plus de 25 milliards par an. Un « en même temps », sans Emmanuel Macron.

La note de la France vient pourtant d’être maintenue par Fitch.

Oui, mais l’agence de notation le dit presque explicitement : elle ne veut pas perturber l’élection. Les marchés, eux, n’ont pas ces pudeurs. Le scénario noir, désormais pris au sérieux par nombre d’économistes dont Patrick Artus, c’est une France incapable de lever sa dette d’ici dix-huit mois. La BCE devrait alors intervenir, en imposant un plan d’austérité inédit depuis 1945.

Voilà l’événement surprise : une présidentielle sous tutelle, où le vainqueur, quel qu’il soit, découvrirait qu’il a gagné l’Élysée, mais perdu le pouvoir.

Je cherche ici « l’extrême droite ». Je ne vois qu’un personnel qui fait la loi de la radio publique, à l’aune de son idéologie nécessairement sectaire, eu égard à la tenue de cette grève pour éliminer un confrère.