
On entend beaucoup de bêtises dans les salons, surtout en hiver, l’on ne sait pourquoi, quand les cheminées font crépiter tous les feux. Ça doit être la sensation d’une protection immatérielle, presque démoniaque, qui permet de croire, par la flamme, en une protection contre un écart dans la vérité.
Depuis un certain temps, la réflexion sur l’antisémitisme fait recette. Et tous y vont, très rapidement, de son histoire, chrétienne, musulmane, religieuse, nazi ou simplement construite, comme l’énonce Jean-Paul Sartre, pour qui le juif n’existe que par l’autre, sans réalité propre.
Puis au milieu d’un galimatias théorique qui est devenu la règle dans la pensée contemporaine, on en vient, évidemment, avec raison, aux fondements socialistes et, désormais gauchisants (LFI), dudit antisémitisme,, celui de Jaurès de Proudhon, jusqu’aux héros de toutes les révolutions, lequel est fabriqué, lui, sur la certitude du lien entre l’argent et le juif, entre oppression capitaliste et judaïsme.
Alors, on rappelle le pamphlet de Marx sur la “question juive” dans lequel la nouvelle gauche poussiéreuse et violente vient trouver son bonheur théorique, en ajoutant, docte d’un jour, que c’est un juif (Marx) qui l’énonce cette haine des juifs, dans un propos idoine et doublement adoubé, puisque venant d’un juif, immense théoricien.
Pour revenir à Marx, les juifs ou certains autres ne voient dans cette hargne qu’une haine, celle de soi.
On veut, ici, très simplement, rappeler que Marx n’est pas juif et doit être exclu de la trilogie Marx/Freud/Einstein si chère aux juifs fiers ou aux blagues de comptoir qui magnifient les découvertes essentielles ce qui est caché (la plus-value, l’inconscient, la relativité). on notera que j’ai omis l’autre juif qui est celui de l’inventeur, affirme-t-on, de l’amour, Jésus, pour ne pas le nommer.
Marx est donc, toujours nommé comme un philosophe juif.
Sauf qu’il est luthérien ! Certes, dans son héritage, se trouvent des rabbins. Mais son son père, juif donc, s’est converti au christianisme, en changeant de prénom. Un édit du roi de Prusse qui interdit le métier d’avocat aux Juifs en 1812 le pousse ainsi à se convertir en 1816 ou 1817. Karl Marx est baptisé dans la foi luthérienne ainsi que ses frères et sœurs, en 1824. La mère de Marx se fait aussi baptiser l’année suivante. Marx n’a pas été circoncis et ne connait que l’éducation luthérienne qu’il reçoit au collège luthérien jusqu’à l’âge de 12 ans. Dix ans plus tard, il reçoit la confirmation protestante et, après sept années de fiançailles, se marie religieusement au temple protestant avec la baronne Jenny von Westphalen.
On pourra dire que mon billet n’a absolument aucun intérêt et on aurait raison. Je l’ai écrit juste pour dire que “Marx n’est pas juif”. Ce qui ne change rien pour moi mais pas pour d’autres..