les mots choisis de notre Président (sur Bondi Beach)

Bondi Beach, Sydney, Australie, attentat contre un groupe de juifs fêtant Hanouka, 11 morts et de nombreux blessés.

Sur X, le Président de la République Emmanuel Macron a écrit :

« La France exprime ses pensées pour les victimes, les blessés et leurs proches, Elle partage la douleur du peuple australien et continuera de lutter sans faiblesse contre la haine antisémite qui nous meurtrit tous, partout où elle frappe. »

La sémantique de notre Président est assez maléfique, le diable, comme on le sait, se cachant toujours dans les détails, d’abord dans ceux du texte fabriqué ici avec soin, rempli des vides qui en sont les signifiants.

Certes, “le peuple australien“, dont les dirigeants, en guerre acharnée, verbale, contre Israel se rangent derrière le groupe de la reconnaissance d’un État de Palestine, connait certainement la douleur devant cet attentat qui vise une de ses communautés (125.000 juifs en Australie, soit 0,6% de la population).

Cependant le communiqué de notre Président est, à nouveau, révélateur de sa posture, toujours en retrait s’agissant de la communauté juive, partie désormais périphérique du peuple français au regard de la communauté musulmane choyée pour, en même temps, en tirer le plus grand profit électoral et calmer sa “rue”.

En effet, l’on ne comprend pas autrement, à lire ce communiqué, ce qui est, d’emblée, constaté : le mot « juif » n’est pas employé (seul celui de “victimes”, dans sa neutralité veule est adopté) et l’islamisme effacé.

Dans la concurrence, sur ce terrain, avec Jean-Luc Mélenchon, notre Président n’est pas en reste, surtout lorsque, de manière stupéfiante, il écrit que « la haine antisémite nous meurtrit tous, partout où elle frappe », sans aucune référence à une douleur potentiellement « juive », sans rappel de la source du terrorisme pourtant immédiatement repéré dans cet l’attentat.

Notre Président l’a, assurément, conforté, cet antisémitisme en ne marchant pas, après le 7 octobre avec le peuple « haï », puis en reconnaissant, comme l’Australie, sans conditions, un État sans dirigeants, doté d’un préambule non écrit d’une Constitution fantôme, qui proclame la destruction et l’effacement de son futur voisin.

Comme à l’accoutumée, les mots du Président sont bien choisis : il n’y a dans cet attentat ni juifs, ni terrorisme islamiste, ni douleur autre que celle du peuple australien. Le communiqué est composé de formules presque chimiques qui désagrègent, à nouveau, le peuple juif, innommable en l’état.

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Michel Béja