Le combat perdu de Houellebecq contre ses livres.

Non, on déteste la psychanalyse à 4 sous. Et on aime bien Houellebecq et son écriture. On sait que son bouquin, à paraître très bientôt, est titré “combat toujours perdant”. Des poèmes. On ose dire que la vision que donne cet auteur de la vie est exactement sombre, une résignation dans la finitude toujours en marche, comme s’il était très difficile de respirer avant la mort.

On n’imaginait pas, des lors, dans sa bouche, à grands renforts d’entretiens, un combat contre l’assistance à la mort, l’euthanasie de délivrance, pour ne pas la nommer, en débat actuellement dans les hémicycles de la République.

On ne l’imaginait pas car, en réalité, tous les bouquins de Houellebecq, qui narrent le désarroi définitif, pourraient s’intituler “Suicide, mode d’emploi”, du nom du bouquin à succès, désormais interdit à la vente.

Serait -ce que Houellebecq culpabilise et pour se donner un change s’invente défenseur de la vie et de la civilisation qui la sanctifie ? Sûrement de la psychanalyse au rabais, ce billet. Pas sûr.

Mais on l’aime bien Houellebecq.

PS. Finkielkraut qui débattait du sujet avec Houellebecq hez Pujadas a été assez mauvais pour porter l’estocade de mots justes pour la cause qu’il défend. Il suffisait de ramener Houellebecq à  ses romans..

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Michel Béja