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# L’ANTISRAÉLIME ÉMERGENT

1 – Il est toujours vrai que l’antsémisme primaire ou théorisé, de gauche tradi onnelle ou exacerbée, islamiste, chré en, se camoufle derrière l’an sionisme ou la cri que personnelle, facile, de Netanyahou ou la présence dans le gouvernement israélien de ministres fascisants. Cependant, malgré la persistance majoritaire de cet « an sionémi sme » le senment hos le à l’égard d’Israël commence à s’autonomiser, jusqu’à dans certains milieux intellectuels respectables, à faire oublier que le pays est peuplé de juifs, qu’il ne s’agit que d’un État génocidaire, agresseur, colonialiste, d’apartheid, expansionniste. Et, partant, qui n’aurait du exister. Ce qui n’est, évidemment pas dit. 2 – La réponse intellectuelle des juifs, n’est pas organisée, elle est inexistante, balbu ante, pour deux mo fs : l’intellectuel juif embrasse toujours le discours an-Netanyahou pour affirmer son intellectualisme et son « indépendance » pour paraitre sur les plateaux. Il oublie, par ailleurs toujours l’essen el, liminaire d’une parole média que : l’existence même de l’État d’Israël nié par ses agresseurs. En considérant comme acquis cet « état des lieux », alors que justement il ne l’est pas. L’intellectuel juif, le juif tout court, y compris les ambassadeurs et ex-militaires de Tsahal ne disent pas

Le « ce n’est pas notre guerre » de notre Président et des européens, alors que l’Iran, sans faux-semblants, a pour objec f la destruc on ou l’effacement d’Israël de la carte du monde, frôle le sujet. La guerre contre le pays qui veut détruire un autre, sans autre mo f que son établissement sur une terre voisine, est la guerre de tous. Ceux qui ne veulent la faire sont soit des an sémites (ce n’est pas le cas de la France), soit des opportunistes (une tenta ve de renforcement de la poli que « arabe »), soit des peureux de la rue arabe des banlieues. 3 – La riposte ne passe pas par le rappel du massacre nazi et le port sur le torse du peuple juif, israélien, pour exister, jus fier, hurler, le panneau de la Shoah, en donnant au Hamas et autres Hezbollah, la cau on de leur discours (« le sol arabe n’a pas à supporter les méfaits du nazisme européen »). Ce n’est pas le discours idoine. Israël doit sor r de la Shoah, non pas l’oublier, évidemment, mais ne pas en faire une jus fica on de l’être dans lequel le peuple juif persévère. Israël est d’abord un pays sur la terre de ses ancêtres et n’est pas né par Hitler, même si pour revenir chez eux, les juifs n’ont pas contredit l’idéologie dominante à l’origine d’un État sioniste. 4 – Il existe donc désormais, au-delà de l’an sémi sme, une cri que virulente de l’État d’Israël, considéré comme « génocidaire », locu on généralisée, presque banalisée, employée désormais y compris au sein même de la communauté juive et de ses intellectuels. Le grand écrivain David Grossman, dans un entre en accordé au quo dien italien La Repubblica, publiée le vendredi 1er août 2025 a qualifié pour la première fois de « génocide » la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza. « J’ai refusé pendant des années d’u liser ce terme : “génocide”. Mais maintenant je ne peux pas m’empêcher de l’u liser, après ce que j’ai lu dans les journaux, après les images que j’ai vues et après avoir parlé avec des personnes qui y ont été », dit-il dans ce e interview. Madame le Rabbin Delphine Horvilleur a cri qué, mais pas trop. En France, les intellectuels comme Dominique Moisi qui partout crie que « Netanyahou a tué la Shoah, qu’Israël ne peut faire du 7 octobre son 11 septembre, que le génocide à Gaza est un génocide » donnent le ton qui décomplexe. Notre Président, lui aussi, a déculpabilisé, d’abord l’an sémite et, ensuite, la nondéfense d’Israël, en ne daignant pas venir à la manifesta on contre l’an sémi sme après le 7 octobre, en offrant à la haine une posture acceptable, en qualifiant Israël de barbare, en reconnaissant l’État pales nien, infesté par le Hamas, qui lui en est reconnaissant. Suivi, au demeurant, dans ce e reconnaissance hâ ve, par Alain Finkielkraut, pourtant défenseur d’Israël, mais

sprétendant réagir à la poten elle annexion de la Cisjordanie (ce qui est ridicule, mais ce n’est pas l’objet de mon propos). Aux Etats-Unis, le senment an-israélien devient une constante majoritaire. Dans un excellent ar cle publié dans le Figaro du 21 avril 2026 Adrien Jaulme, correspondant à Washington rappelle que : « La guerre de Gaza avait fracturé la gauche américaine. La guerre d’Iran fissure la droite. Après avoir été pendant longtemps l’un des plus solides sujets de consensus de la politique étrangère américaine, le soutien à Israël divise à présent les deux partis, alors que l’image de ce pays se dégrade dans l’opinion ». Il ajoute que : « Dans les deux camps, les critiques ont cessé d’être marginales, et la question suscite un clivage grandissant. La guerre de Gaza avait nourri une forte opposition au sein de l’électorat démocrate, où un courant de plus en plus important critique ouvertement le soutien militaire des États-Unis à Israël. Côté républicain, la guerre d’Iran produit un effet similaire, même s’il est encore moindre, et obéit à des motifs différents. Parallèlement, et s’en nourrissant, cette dégradation de l’image d’Israël s’inscrit dans un climat de haine en ligne où ressurgit un antisémitisme décomplexé. Il se drape à gauche dans l’antisionisme et les idéologies décoloniales. Il renaît à droite en invoquant l’isolationnisme et le nativisme. Les effets démultiplicateurs des algorithmes, sur fond de lectures complotistes de l’affaire Epstein, augmentent encore le phénomène » 5 – Il est inu le ici de revenir sur ce gain de communica on mondiale, offert aux an sémites, par la riposte israélienne à Gaza ou le Hamas s’est protégé des bombes israéliennes ciblées en me ant les enfants pales niens en première ligne, les « soldats » se cachant dans les souterrains des hôpitaux et des écoles, sur la complicité des organisa ons interna onales, sur la bande de journalistes (presque tous) qui prêtent le flanc à ce e accusa on, sûrs, en France, d’être entendus par la « rue arabe», notamment celle des banlieues, meilleur atout pour garder son poste. Ce discours pourtant réel ne passe pas. L’image d’un enfant pales nien au milieu de ruines de guerre l’écrase, assez naturellement. Rien ne vaut devant la clameur d’un « génocide », pousse-à-jouir des an sémites décomplexés par l’u lisa on générale, outrancière, de masse, du terme. Là encore, comme le discours se calant sur la Shoah, le propos n’ébranle aucun interlocuteur. Comme si rien ne pouvait empêcher de hurler qu’Israël commet un génocide, qu’il est indéfendable cet « État hébreu », comme le nomment les jeunes journalistes.

Ce sen ment an-israélien, quelquefois soutenu par des non-an sémites, quoiqu’on en dise, y compris donc dans le milieu juif (un Juif ne peut plus dire qu’il soutient l’État d’Israël dans une réunion de gauche aux Etats-Unis) qui s’ajoute donc, dans son autonomie, à l’an sémi sme est le vrai sujet auquel les intellectuels juifs (ou non) doivent s’a aquer. Une nécessaire mobilisa on 1 – On aura remarqué que sur les plateaux de télévision des chaines d’info, notamment LCI, pullulent les généraux à la retraite, les spécialistes du MoyenOrient, les imba ables s’agissant d’avions, de drones, de missiles, de mines. L’A n-Trumpisme n’est pas majoritaire, il est unanime. Ces généraux, ces spécialistes, vieux militaires à la recherche du cacheton ou d’une gloire non acquise, ces jeunes « spécialistes », grand-reporters quelquefois, prétendent connaitre la guerre et les erreurs de Trump mieux que quiconque, en donnant des leçons au Pentagone, assimilés, comme dans les images de propagande iranienne, à une bande d’idiots vêtus de Lego. Et dès qu’il s’agit d’Israël, la jérémiade est toujours de mise : Netanyahou a poussé Trump à ce e guerre inu le « qui n’est pas la nôtre », mais celle d’Israël, oubliant simplement que la menace nucléaire n’est pas celle d’Israël. En réalité, l’impression d’une défaite américaine ressassée par les médias et leur correspondant à Téhéran (salarié de France 24) qui n’est qu’une billevesée, est l’œuvre des médias qui jouissent de tout ce qui peut affaiblir Israël. Car une défaite américaine, qui engendrerait une joie mauvaise, est également celle d’Israël, tueur du Sud Liban. L’Iran gagnerait, à les entendre. Et le Président des Etats-Unis serait un fou. Et Netanyahou, un délinquant qui en poussant Trump, déstructure le monde. Et les Iraniens sont les maitres des drones, des flo es mous ques, des missiles, humiliant l’Amérique. Oui, tout se passe comme si ces généraux et spécialistes soutenaient l’Iran et inconsciemment souhaitaient la défaite contre le fana sme du martyr capable de se servir de l’arme nucléaire en dans une fin du monde qui serait leur jouissance. Dans le monde, il n’y a que l’Iran et ses groupes (Hamas et Hezbollah) qui ent ce discours, en voulant se doter de l’arme nucléaire.

Curieusement, même les intervenants issus du Mossad ou de Tsahal, s’en tenant à la technique de guerre, n’osent crier que le plateau est presque pro-iranien ; que ce e guerre est existen elle pour Israël et le monde en er. La guerre (qu’on ne confond pas avec la guérilla) contre un régime n’existe pas. Il n’existe que des guerres entre deux pays que les peuples subissent (ou non quand ils se révoltent contre le régime qui provoque la guerre) Lorsque deux pays sont en guerre, l’un ou l’autre veut, à juste raison dans leur logique, l’anéan r et l’empêcher de nuire, en faire un vaincu, toujours dans la logique de la guerre. Qui est, qu’on le veuille ou non, l’anéan ssement de l’ennemi. Dès lors, le discours sur le droit interna onal (de la guerre) et son respect pour son déclenchement ou sa mise en œuvre, (la seule destruc on des cibles militaires) est une inep e, un leurre. D’abord, la no on de “cible civile” est assez floue. Un pont permet à des unités militaires et leur matériel de se mouvoir, une usine d’électricité permet la produc on de machines de guerre, sans oublier la tunnelisa on d’un pays qui place au-dessus des souterrains tout un peuple innocent. Les européens, lâches et caramels, qui ne pensent qu’à leurs banlieues ou leur pétrole, n’ont pas droit à la parole. On se demande d’ailleurs comment ils osent parler. S’il devient, en effet, impossible d’a eindre le formidable arsenal militaire, l’ennemi ayant organisé l’impossibilité de son accès, par leur enterrement sous 103 villes souterraines et des milliers de tunnels “hamassiens” construites depuis 47 ans, il ne faut plus perme re à quiconque et d’abord au pays ennemi de prétendre invoquer, toujours dans la fourberie de circonstance, le fameux droit interna onal. Et frapper. Partout. Surtout quand le droit tout court a été rompu par le massacre de 40.000 opposants iraniens, à bout-portant, et que le fameux droit interna onal a été violé par l’a aque par l’ennemi d’usines de dessalement et de résidences israéliennes. Il faut donc enjamber ces concepts de ers-mondistes, fourbes encore, brandis par les grands racistes an blancs et an sémites de l’ONU et détruire les infrastructures d’un pays dont l’on rappelle que le seul objec f est d’effacer Israël de la terre et de tuer des occidentaux sur les tro oirs européens, malgré la vaine et adolescente posture de lèche-turban de notre Président.

Les frappes contre des cibles civils (en évitant, dans la mesure du possible les humains), qu’il s’agisse de ponts, d’usines, de produc on s’impose donc, sans subir les cris d’orfraie des présentateurs, des présentatrices, des généraux à la retraite en quête de comblement facile de fin de mois difficile. Il s’agit, donc pour les intellectuels juifs de se mobiliser, de rappeler qu’il faut donc, très simplement, même si cela nous coûte le prix mensuel d’un resto, par l’augmenta on du prix de l’essence ou une infla on de 2% qui correspond à 3 bières d’une fin d’après-midi, éviter l’accession au nucléaire et la destruc on d’un pe t pays dont le péché originel est d’être peuplé de juifs. Il est temps de ne plus être poli, tout en en rondeur et de dire que le senment an-israélien est injuste, non pas parce que les juifs ont subi la Shoah, mais plus simplement parce qu’un État est menacé dans son existence, sans mo f autre que celui, fana que et religieux, que les iraniens ennent, dont le monde en er souligne (et admirent) la « résilience », le mot que trimbale le pseudo-psy Boris Cyrulnik, lequel résume ce e guerre à l’existence d’un « psycho que » que serait Donald Trump. En ramenant le déclenchement d’une guerre à l’humeur ou la tac que fallacieuse du dirigeant d’un pays, oubliant l’essen el qui se niche dans une réalité structurelle, au-delà des sujets, celle de l’équilibre du monde qui passe par l’arrêt du fana sme dangereux au Moyen-Orient. La riposte à l’an-israélisme doit organiser, à par r de ce e guerre, son discours et empêcher l’installa on dans le verbam mondial de la haine d’Israël. Les mots ont encore ce e faculté de basculer d’autres mots. Dire, c’est faire. Il est, désormais urgent de riposter.