# LA FEMME DU KÉBABIER
Dans son film mythique, la « femme du boulanger », Marcel Pagnol nous avait enchanté, même si sa Provence n’est pas celle de Frédéric Mistral.
On se souvient encore des acteurs, des images, Raimu le boulanger, Ginette Lefèbvre, la femme du boulanger.

On rappelle l’intrigue :
Dans un petit village de Haute-Provence, Aimable Castanier, le nouveau boulanger, fait le bonheur des habitants avec son excellent pain. Mais un matin, sa jeune et belle épouse, Aurélie, s’enfuit avec un berger du marquis. Effondré, le boulanger refuse de rallumer son four tant que sa femme ne sera pas revenue. Privé de pain, tout le village — malgré les rivalités ancestrales entre le curé et l’instituteur — s’unit dans une quête solidaire pour retrouver la fugitive.
La reue « Le point », dans ses excellentes revues d’Été, nous offre un article bien écrit, intelligent, de Joseph Le Corre, dont je livre ci-dessous quelques extraits :
« Au village, il y a le troquet, le boulanger et maintenant le kébabier » : la France vue d’un kebab rural….
L’HEXAGONE SOUS NOS YEUX (4/5). Dans les communes rurales, à l’image d’Ancenis, le kebab s’est glissé dans le paysage du quotidien, aux côtés des cafés et des boulangeries. Signe d’un nouveau lien social ou reflet du délitement des centres-bourgs ?

La cloche de l’église résonne. « Oh merde, il est 13 heures, faut que je file », lâche Cyprien, la vingtaine, en refourrant ses affaires dans les poches de son jogging de foot. Il était resté accoudé au comptoir à papoter avec les kébabiers, bien après avoir fini son sandwich. Devant le beffroi de granit qui domine les toits des halles, les quelque 11 000 habitants d’Ancenis (Loire-Atlantique) se sont accoutumés au crépitement des grills et au ronronnement du couteau électrique d’Erdal Kir et de sa sœur Orezel, propriétaires du seul kebab de la ville.
Dans cette commune, l’Authentic Kebab, fait office de pôle central au cœur d’un territoire rural. Il en est presque devenu le troquet du coin : quelques tables trônent sur la place des Halles, on y vient dire bonjour, prendre des nouvelles, se frotter à la répartie mordante d’Orezel ; et bien sûr, croquer dans un sandwich. En ce vendredi midi, les ouvriers et artisans ne traînent pas, il faut repartir travailler. Beaucoup passent en coup de vent, le temps d’attraper un sac plastique à emporter.
La scène se rejoue chaque midi dans des centaines de bourgs français. Le kebab serait-il le dernier sandwich populaire ? « Sans doute », acquiesce Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop. Tandis que le burger s’embourgeoise – « une formule basique chez Big Fernand coûte 16 euros » – et que la cuisine de grand-mère migre vers la bistronomie, « le kebab est resté fidèle au portefeuille des ouvriers, des lycéens et des travailleurs pressés ».
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300 millions de kebabs avalés chaque année
Le cabinet Gira Conseil estime à près de 360 millions le nombre de kebabs avalés en 2019 en France, troisième fast-food préféré des Français après le hamburger et la pizza. Un plat de jeunes, d’abord, car selon l’Ifop, 78 % des 18-24 ans fréquentent un kebab, contre 46 % de l’ensemble des Français.
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Cet enracinement dans le paysage français n’allait pourtant pas de soi. Quand ces broches servies avec des crudités sont arrivées en France dans les années 1980, l’accueil s’est fait en deux temps : la curiosité pour l’exotisme venu de Turquie, puis la crainte, chez certains observateurs, du symptôme d’un délitement de l’identité française en général et de l’art de la table en particulier.
Le maire de Béziers, Robert Ménard, entame en 2015 une croisade contre la « kébabisation ». Il résumera son combat d’une formule : « Quand il y a trop d’immigrés dans un pays, c’est trop d’immigrés […]. Dans le domaine de la restauration, je trouve que trop de kebabs, c’est trop. » La perspective peut être renversée, en adoptant une grille de lecture commerciale plutôt qu’identitaire. « Le kebab se révèle être un indice de dévitalisation commerciale plus que de concurrence communautaire », note Jérôme Fourquet. Car au-delà des chiffres, c’est un imaginaire qui inquiète. « Toute une partie de la population décode ça comme un signe de déclin : à partir du moment où les kebabs arrivent, ça dit aussi une forme de paupérisation », ajoute-t-il.
Pourtant, en novembre dernier, une pétition a circulé parmi les commerçants du coin. Ils apprenaient qu’un nouveau « potentiel kebab » allait s’implanter dans l’ancienne parfumerie. Il s’agissait en réalité d’un fast-food de nems et de pizzas. Mais la crainte de voir un nouveau kebab en a fait bondir certains : « Tous les restos du centre-ville ne font pas toujours le plein. Si on en ajoute un supplémentaire, encore plus un kebab, alors qu’il en existe déjà, cela risque de fragiliser des restaurateurs », s’inquiétait un commerçant dans la presse locale. Ironie du sort, Erdal lui-même a signé la pétition. « On ne voyait pas l’utilité d’un autre kebab », se défend celui qui compte treize ans de broche au compteur.
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Chez Erdal, on ne vient pas que pour manger. Au comptoir, on partage « les trains de la vie », dit-il joliment : « Les bonnes choses, les mauvaises choses. Ils viennent te passer le bonjour, te raconter un peu la journée, même des fois sans manger. » En 2012, à peine installé, il organisait un concert sur la place des Halles : « Ça a permis d’allumer la vie. » À la mairie, on valide le diagnostic : « De fait, il est dans une position qui fait que c’est un carrefour du centre-ville. Ils ont même carrément une terrasse. C’est un lieu de vie, clairement », observe Mireille Loirat.
Jérôme Fourquet, lui, met un bémol de sociologue : « La micro-terrasse du kebab, ce n’est pas le comptoir d’un zinc de bistrot. » On y est souvent de passage, sac plastique à la main, et la clientèle qui s’attarde reste d’abord jeune. Si le kebab a recueilli l’héritage du troquet, c’est faute de mieux. Un moindre mal, symptôme de ce qui déserte les bourgs plus que remède à leur solitude. Cyprien peut bien rester accoudé au comptoir, et José y raconter ses histoires de chasse, mais la chaleur d’un bistrot bondé, où l’on venait trinquer ensemble, ne se remplace pas. On ne trinque pas avec un sandwich.
Long article, trop long…
Si l’on s’est attardé sur ce phénomène, ce n’est pas pour pousser des cris d’orfraie incontrôlés et jamais efficients sur le « grand remplacement » à l’œuvre dans notre pays, au demeurant,après a oir été vilipendé comme un apanage d’extrême-droite est, désormais, magnifié et appelé de ses voeux par le chercheur de voix Mélenchon. Il fait donc l’apologie de la « Nouvelle France qui serait celle des immigrés, qui se substueraient aux « blancs et moches » (ses mots), « la créolisation » du pays étant, selon lui, son avenir.
Le discours sur ce thème devient impossible en France.
Soit l’interlocuteur est « de gauche » et perçoit dans l’exposé un « Lepenisme » de mauvais aloi. Le Lepenisme est un concept inexistant qui empêche la discussion, en la ramenant au l’idiotie d’une posture verbale. Le Lepenisme est coupable d’empêcher un débat.
Soit il est de droite et s’immisce, se faufile dans cette réalité du kebab pour hurler contre l’immigration incontrôlée et le mélenchonisme rabatteur de suffrages. Le mélenchonisme, comme le Lepenisme loque la discussion qui s’installe dans la posture, ici encore minimalist, sans nuances, dans le cri.
L’immigration est un fait, la tentative des frères musulmans d’instaurer la charia en France un autre fait avéré et non démenti.
Devant le fait de l’islam, devenu 2 ème religion dans notre pays, il ne sert à rien de le regretter. Il fallai, avant, suivre le mot de Michel Rocard et ne pas accueillir toute la misère du monde
C’est dans le champ civilisationnel, celui de l’identité française que le débat devient crucial et nécessaire.
Au-delà de la réalité quantitative, désormais acquise, l’interrogation doit se concentrer non pas sur les méthodes d’empêcher l’immigration illégale ou sur la transformation d’un fait divers (un immigré violeur) en fait sociétal.
Ces problèmes sont très facilement réformables. Et l’on ne doute pas que les mesures dans l’ordre de la quantité illégale ou inappropriée seront, par l’un ou l’autre, mises en œuvre.
C’est donc dans l’ordre de l’identité que le point nodal surgit. Et pas seulement sur le port du voile ou la construction de mosquées pour les habitants légaux croyants.
Mon titre n’est pas simplement ironique.
Que faire pour la femme.du bistrotier, la femme du boucher, la femme.du boulanger si elles ne sont plus celles de quiconque, leur époux ayant disparu du monde français, du paysage du bourg.
C’est ici que la France doit bouger. Celle des français dit « de souche » qui doivent trouver les moyens de la préservation de leur histoire qui est leur identité. Et aussi, celle des français immigrés qui ne sont pas « une nouvelle France » mais de nouveaux habitants respectueux des us et coutumes du pays qui les accueillent, qui devraient manifester dans la rue contre ceux qui détruisent, même involontairement, l’âme d’un pays qui les reçoit, bénissant cette civilisation qui ne permet. On ne les entend pas trop ces modérés alors qu’ils sont la majorité. Ce qui fait planer un doute sur la capacité de l’islam à se départir de l’islamisme.
Le débat d’il y quelques années sur l’identité a fait long feu.
Il est temps, intelligemment, de le remettre sur la place publique.
On est absolument certain que le kebabier n’a aucune volonté de se substituer au bistrotier. Il n’a fait que s’immiscer dans un espace géographique et identitaire laissé vacant par les français, peut-être avides d’économies au détriment de leur identité.
La lutte contre la dérive ne passe donc pas par le vote, mais par l’action culturelle et idéologique.
Il devrait exister, à côté de » l’empreinte carbone » une « empreinte identitaire » pour jauger l’action (non violentr ni criarde) contre l’effritement de ce qui fait la France..Et arrêter sur les plateaux TV de vilipender sans revenir sur les français qui ne font que voir, attendent de voter et ne s’insurgent pas par l’action idoine à rechercher pour remettre la’Frznce.sur ses pieds français.
PS. Je suis persuadé que la femme du kebabier est aussi jolie que celle du boulanger.
PS2..Ce billet est concomitant d’une conversation sur l’islamisation désormais sans complexe jusqu’aux devantures m, dans le Nord de notre pays.