# À QUI VEUT-ON FAIRE CROIRE ?

Ce billet est réactionnaire et assumé comme tel. J’assure que je ne le suis pas souvent, biberonné au libéralisme, à la liberté. Je ne m’énerve, réactionnaire, que lorsqu’il s’agit de défendre Israël et de combattre l’antisémitisme “passionné” de LFI.
Mais, à qui veut-on faire croire que les lycéens ont une parole politique sérieuse qui justifierait leur prétendue “colère” (titre récurrent de BFMTV, la peur au ventre devant les pancartes dans les émeutes, qui hurlent contre la chaîne que déteste Mélenchon) ?
À qui veut -on faire croire que leurs revendications pourraient être légitimes ?
À qui veut-on faire croire que des lycéens manifestent pour un “meilleur” enseignement ?
Qui peut croire que les manifestants, grands lettrés souhaitent étudier plus ardemment Platon, l’histoire de l’Europe, la physique pré-quantique ?
Nous avons été tous lycéens et ne pestions jamais contre l’institution en la rendant coupable de notre échec. C’était le temps de la mesure, celui des banlieues, emplies d’immigrés, moi parmi les autres, sans esprit vengeur contre tout et d’abord la France.
Nous avons tous été lycéens en pensant joliment à la caresse d’une jolie fille, sans nous considérer comme des penseurs de haut niveau capables de juger de la structure de l’enseignement. Non, ce n’était pas “Mieux avant,”, c’était juste plus acceptable : on ne brisait pas un pays. Et même en Mai 68, les “éleutes n’étaient pas des démolitions à des centaines de millions de francs des bâtiments publics ou des abris-bus par des étudiants, limités à vrai dire, malgré la mythomanie qui lui a succédé, au quartier latin. Pas de blackblocs.
Tout ceci est de l’esbrouffe, de la baliverne, du subterfuge à la réalité de la posture adolescente qui ne peut encore penser. On ne pense pas à 15 ou à 17 ans (…) Désolé. On apprend à penser.
Des millions d’euros incendiés ayant deux causes : la professionnalité de LFI qui sait organiser l’émeute qui coûte à la Nation et s’exerce à une répétition du Grand Soir post-électoral, qui trouve facilement son instrument dans une adolescence qui se défoule dans la violence, presque inévitable pour passer à un autre âge. Violences émanant, souvent, de beaucoup d’illetrés qui haïssent l’école. Jeunesse “qui semble prendre un plaisir jubilatoire à anéantir. Ce qui est visé, ce n’est pas seulement l’adulte en tant que personne, mais aussi ce qu’il représente. Pour un mineur, l’école et ceux qui l’incarnent personnifient la société adulte. Lorsqu’on frappe un professeur ou un proviseur, lorsqu’on incendie du matériel ou un établissement, c’est aussi cette société que l’on attaque et un État jugé « abject » comme l’a relevé le philosophe Pierre-Henri Tavoillot. Avec les actes les plus violents, on arrive à une forme de terrorisation du monde adulte (Tribune de Maurice Berger, pédopsychiatre et Alexandre Strobinski, magistrat. Le Figaro 4/10). Cependant, ces deux chroniqueurs se trompent. On ne peut généraliser.
Cependant, il s’agit sans conteste d’une révolte, peut-être contre l’adulte, pas sûr, plus sûrement sans motif que celle qui sort d’elle-même. Dans le temps, peut dire un vieux, elle passait par la révolte contre le père ou le Sur-gé qu’on démolissait par l’irrespect, le gros mot et, très rarement la brisure des tableaux noirs, en douce, ou le coup de pied rageur dans une porte ou une télé, suivi de la sanction scolaire et familiale.
Heureusement, la majorité de ces lycéens ne sont pas dans cette mouvance, dans cet esprit de guérilla de banlieue. Ceux qui sont calmes et bosseurs, qui pourraient manifester contre un enseignement inefficient, se trouvent souvent dans les établissements religieux ou sous contrat, d’abord catholiques et, dans une moindre mesure juifs. Les écoles que la Gauche, dans son ensemble veut pulvériser.
LFI en a fait des brûleurs de poubelles et de bâtiments, en ‘es mélant à ses militants chevronnés. En attendant un mort, qui galvanisera le temps présent et bouleversera la donne politique et électorale, laquelle n’étant pas en sa faveur, a besoin d’un grand drame.
Ce parti devrait être interdit et les lycéens sanctionnés. Les discours ridicules de nos ministres sur la concertation avec des lycéens sans revendication réelle sont des billevesées.
Notre Président, lui, n’étant pas encore passé à l’âge adulte, Il ne peut juger ses pairs (les adolescents) et, partant, prendre une quelconque mesure.
La France était devenue un campus universitaire envahi d’antisémites. Elle est devenue une cour de récré dans laquelle toutes les névroses dansent autour de grands feux allumés par la haine psychotique, une aubaine pour un parti irresponsable.
Non un lycéen ne revendique pas. Il n’a rien à revendiquer, sauf dans une révolte minoritaire, celles des casseurs qui revendiquerait la fin de l’Ecole obligatoire.