THINK

# IA, NUMBER ONE.

Le « Future Risks Report » est un document publié annuellement par AXA, qui s’appuie sur un sondage de l’institut Ipsos et qui classe les menaces jugées les plus préoccupantes pour les cinq à dix années à venir. Les sondés sont tant les professionnels du risque, assureurs ou risk managers, que les citoyens ordinaires.

Jusqu’à présent, le dérèglement climatique prenait la première place des préoccupations dans le monde.

Cette année, le climat est détrôné par l’IA qui prend donc la première place.

L’effet des alertes, des clameurs alarmistes qu’on a pu, ici, relater ou commenter est donc patent.

Ce nouveau classement nous inspire une réflexion primaire que je ne crois pas avoir lu sous la plume de nos grands spécialistes ou analystes : dans les deux “préoccupations”, l’homme en serait le responsable. CO2 ou création frankestienienne du monstre. Cependant, dans le cas du climat, la volonté et la détermination sont de nature à freiner ou à maîtriser le phénomène de dérèglement. Question de politique écologique. Dans celui de l’IA, à entendre les propres fabricants du futur, on ne peut rien contre cet emballement impossible à maîtriser.

Je n’y crois pas. Ce que fait l’homme ne peut, certes, être défait. On ne peut interdire, par exemple, de construire des véhicules automobiles. On peut éviter qu’ils soient polluants. Je ne connais pas une seule création de l’homme qui ne peut être maîtrisée, sauf être kidnappée par la malveillance. La question s’est posée pour l’arme nucléaire. Et a trouvé sa solution dans l’encadrement strict.

Il ne peut pas ne pas exister un pare-feu, un garde -fou, s’agissant de l’IA. On devrait peut-être faire appel à cette même IA pour nous la trouver.