# ECOLES DE NEW-YORK, INTERDICTION DE L’I’A

EXTRAIT BULLETIN BFM. La Ville de New York va interdire l’utilisation de l’intelligence artificielle aux élèves des écoles publiques de la ville jusqu’en troisième.
L’usage de l’IA sera autorisé à partir du lycée, qui débute en classe de troisième dans le système scolaire américain.
Il s’agirait de faire preuve « d’esprit critique »
A partir du Lycée, l’IA serait autorisée seulement à travers « des expérimentations limitées de l’IA dans un petit nombre de classes ».
Sont également prévus « deux modules annuels consacrés à l’esprit critique face à l’IA pour les lycéens » et « des restrictions du temps d’écran adaptées à l’âge des élèves ».
Cette décision concernera ainsi près de 600.000 élèves des écoles publiques, « soit les deux tiers des effectifs du système scolaire », poursuit la mairie.
« L’industrie technologique veut nous faire croire que l’enseignement des jeunes enfants faisant appel à l’IA est non seulement inévitable, mais nécessaire. Nous ne partageons pas cette vision« , a déclaré Zohran Mamdani, Maire de New-York, lors d’une conférence de presse.
« Les enfants ont besoin de professeurs et de contact humain pour apprendre et grandir. Ils doivent développer leurs compétences aux côtés de leurs camarades, nouer des relations avec les enseignants et se confronter seuls à des problèmes difficiles« , a-t-il encore dit.
Les enseignants resteront autorisés à utiliser l’IA pour préparer leurs cours et accomplir des tâches administratives.
Ces nouvelles font suite à un premier document publié en mars. Jugé peu contraignant, il avait déclenché un tollé chez de nombreux parents et enseignants. Ce canevas autorisait l’IA pour les élèves du public à New York pour « la recherche, de l’exploration et des projets créatifs ».
Face à la levée de boucliers, le recteur de New York, Kamar Samuels, avait estimé que les autorités avaient « raté le coche » dans leur communication et assuré que ses services « étudiaient de très près » la possibilité de consignes plus rigides pour l’usage par les plus jeunes.
Les orientations des écoles publiques de New York en matière technologique sont très suivies dans le reste des États-Unis et au-delà, car il s’agit, de loin, de la plus grande académie du pays, avec un peu plus de 900.000 élèves en 2024-2025.
On a demandé à Gemini I.A, de résumer les thèses en présence :
POUR : LES AVIS FAVORABLES À L’INTERDICTION
–Protection des compétences fondamentales : L’argument central repose sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture autonome et de la pensée critique. À cet âge, déléguer la formulation d’idées ou la résolution de problèmes à une machine risque de créer une atrophie de l’effort cognitif et de la mémorisation.
– Réduction de la passivité et du temps d’écran : La mesure s’accompagne d’une volonté de limiter la dépendance aux écrans et aux interfaces conversationnelles chez les jeunes enfants.
Intégrité scolaire et triche : Face à l’incapacité technique de détecter de façon fiable les devoirs rédigés par IA, poser une règle claire évite une dérive massive des devoirs à la maison.
–Priorité au lien enseignant-élève : Le développement socio-émotionnel et l’apprentissage par le groupe restent jugés irremplaçables avant l’adolescence avancée.
CONTRE : LES AVIS DÉFAVORABLES OU SCEPTIQUES
–Inapplicabilité hors de la classe : Les élèves utilisent déjà ces outils sur leurs smartphones à la maison. Une interdiction institutionnelle crée un tabou plutôt qu’un apprentissage encadré.
–Risque de fracture numérique : Les familles favorisées guider leurs enfants dans l’usage pertinent de ces outils, tandis que les élèves dépendants de l’école publique risquent de découvrir l’IA tardivement et sans repères critiques.
Approche perçue comme passéiste : Certains spécialistes de l’éducation comparent cette mesure à l’interdiction historique des calculatrices ou de Wikipédia, plaidant plutôt pour une intégration progressive dès le collège centrée sur l’esprit critique et la détection des biais.
Mon maigre avis : L’I.A démobilise, assurément, les esprits, le questionnement exact qui est la véritable réflexion, génère, par la facilité de l’obtention d’une réponse, passivité et fainéantise.
Je serai dès lors favorable à une telle mesure mais, comme beaucoup, je considère que la mesure d’interdiction est impossible à mettre en œuvre.
La roublardise va s’installer dans le système, une sorte de course, connue par les vieux élèves, à la recherche de la meilleure technique de « l’anti -sèche » d’antan. Il faut voir avec la pratique.
Il existe toujours lorsque l’enjeu est important (celui-ci est crucial) un entre -deux, une solution intelligente pour absorber la difficulté.
Il en est une qui pourrait être discutée : celle de la conversation.
L’étudiant a un sujet à traiter. Il pose la question à l’I.A qui lui répond.
L’étudiant « étudie » la réponse et engage le dialogue avec l’I.A, comme dans un débat.
L’étudiant est noté sur la qualité du questionnement et, potentiellement, sur la création, par la question intelligente d’un embarras de l’agent I.A.
Cette pratique, utilisée avec parcimonie, permettrait justement à l’étudiant de lire réellement la réponse de l’agent, pour pouvoir chercher une question pertinente, dans un apprentissage tant de la critique que de la possibilité de dépasser l’IA, non dans la connaissance brute mais dans le contournement du sujet, pour y revenir.
Le développement de l’intelligence de l’étudiant en serait redoublée.
C’est mon mode d’utilisation de l’IA : partir d’un sujet pour l’appréhender dans tous ses contours par « la conversation intelligentielle », néologisme que je viens d’inventer.