Hutcheson, sans raison, le sens moral.

Réécriture. “Le bien, contrairement au vrai ne s’apprend pas.”

J’ai encore eu l’occasion, en évoquant l’ignonimie et la trahison, un peu remonté par l’agacement devant les lieux communs que j’ai du subir, en rappelant la nécessité de la morale, contre tout, y compris les mots, de “convoquer” Hutcheson (1694- 1746).

Un irlandais-écossais, maître de Locke et Adam Smith, auteur d’un Système de philosophie morale, défenseur du concept de « sens moral », qui affirmait l’existence d’un sens naturel capable de saisir les propriétés morales, au-delà de l’apprentissage de la morale ou du bien par un rationalisme. Une idée de la naturalité d’un tel sens. La morale et ses propriétés seraient donc naturelles, innées.

La preuve : la bienveillance est une notion universelle. Sans volonté de la mettre en œuvre. Sans raison qui constituerait le jugement moral.

Le bien, contrairement au vrai, ne s’apprend pas …

Juste un instinct naturel qui nous apparaît, nous gouverne, qui commande bienveillance et droiture. Naturellement les humains jouiraient de cette faculté innėe du sens moral...

Quand on m’a demandé si cet innéisme du sens moral était neuronal ou offert aux humains par un monde supérieur, je n’ai pas répondu.

PS. ” le bien, contrairement au vrai, ne s’apprend pas...”. A vérifier avec les millions d’exceptions qui confirmeraient la règle. La méchanceté, contrairement au bien, s’apprendrait-elle ?

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