Immense Calderon, beauté pure des mots

Il faut, si vous êtes sur une terrasse, un lit, un fauteuil lire Pedro Calderón de la Barca, poète et dramartuge espagnol (1600-1681).

Et commencer par « La vida es sueño » (1636). La vie est un songe.

Cherchez en ligne ce qu’il a pu être et faire cet auteur prolixe et géant, à côté de Shakespeare… .

Je colle un extrait de sa pièce précitée

CLOTALDE .

Et la vie est un songe trompeur.

La Vertu seule est constante et réelle.

Le vrai bonheur est dans le bien ;

Tout le reste est compté pour rien.

SIGISMOND

Ce discours me remplit d’une clarté nouvelle.

J’en sens toute la force et la sublimité ;

Mon esprit qui n’est plus séduit par l’apparence,

Des humaines grandeurs connaît la vanité.

Pour elles il n’a plus que de l’indifférence,

L’amour, le seul amour dont il est agité,

Lui fait sentir sa véhémence,

Il entraîne ma volonté.

Et quoique d’un vain songe il tienne la naissance,

J’éprouve que sa flamme est une vérité.

CLOTALDE .

Sortez d’erreur, ces feux remplis de violence,

À vos sens abusés doivent tout leur pouvoir ;

Ils n’offrent à vos yeux qu’un objet chimérique ;

Comme tous ces honneurs, cette Cour magnifique

Et tous ces vains trésors que vous avez cru voir ;

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *