Dans tous ses états, suite : Pinturas negras

Un billet sur les « Pinturas Negras » (peintures noires) de Francisco Goya nous permet, allègrement, comme pour une suite du billet précédent (« Philosophie et autobiographie ») d’affirmer que la peinture peut, à l’inverse de la philosophie, être le succédané (j’ai failli écrire « damné ») d’un état.
L’on sait qu’après sa grande période, Goya aigri et désabusé, sourd, emménage dans une maison aux alentours de Madrid appelée la « Quinta del Sordo' » (la ferme des sourds). C’est là qu’il s’isole, et presque fou peint directement sur les murs de la maison les « peintures noires », transférées, par la suite sur toile, pour les exposer au musée du Prado.
14 oeuvres « de désarroi »qui, pour beaucoup, comprennent un mélange de noir et de teintes marrons. Violentes, presque colériques, dans le mental « noir ».
Une autre :

Encore une :

Une dernière « noire »

Mais, lectrice, lecteur, Goya a eu un temps que je n’ose qualifier de « blanc ». On n’ose pas dire « rose », tant le cliché détruit la couleur..
Une ici :

Et une autre :

Oui, dans ce champ, l’oeuvre, comme le dit Nietzsche est produite par la « texture corporelle de l’état de l’artiste. »
Et ici, on peut dire « j’aime cette période », « je ne l’aime pas ». Peut-être en fonction de ses sentiments, de son « état ». Pas dans le concept philosophique.
Moi, j’aime celle-ci :

Mais, quand on l’a cherché en ligne, je suis tombé sur cette image

Et sur celle-ci :

J’ai un peu honte de plaisanter de la sorte. Ca doit être mon « état »…